Le blog-outil des 1e ES2 du lycée français Jean-Mermoz de Dakar - Objet d'étude "Le texte théâtral et sa représentation"
seconde_surprise_bondy_2007
Affichage des articles dont le libellé est Analyse du dénouement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Analyse du dénouement. Afficher tous les articles
dimanche 15 mars 2015
mercredi 11 mars 2015
LA du dénouement : Raki Sy
Bonjour à tous.
Ci-dessous l'analyse des scènes XIII à XVII de l'acte III faite par Raki Sy :
Ci-dessous l'analyse des scènes XIII à XVII de l'acte III faite par Raki Sy :
- Format audio (cliquez sur le lien pour entendre l'enregistrement de Raki ; un nouvel onglet s'ouvre ; cliquez sur le bouton "play" et patientez qqs secondes)
- Sous forme de notes :
Intro :
-Marivaux = écrivain français et dramaturge du
XVIII e siècle, 5e auteur le + joué par la Comédie-Française
-texte soumis à notre
étude : derniers passages de La Seconde Surprise de l’amour de
Marivaux (comédie), plus précisément les scènes 13, 14 et 15 à scènes finales/ denouement
-dans ces scènes : La
Marquise et le Chevalier s’avouent enfin leur amour après que le C. ait demandé
à voir la M.
- de ce fait à c’est la conclusion de la pièce, là ou le problème
est finalement résolu
-le pb peut être résolu de
diverses façons
-Problématique :à En quoi peut on dire que ces dernières scènes de la pièce s’effectuent
à la fois dans la confusion et la clarté ?
-Plan :
I-Car le passage laisse transparaitre
la confusion des personnages principaux
a) Celle du Chevalier
b) Celle de la Marquise
II-Car la confusion n’empêche
pas un dénouement clair et précis, elle disparaît vite
a) La confusion qui s’estompe
b) La clarté des sentiments du Chevalier et la Marquise
Développement :
I-
Car le passage
laisse transparaitre la confusion des 2 personnages principaux (la M. et le C.)
a) Celle du Chevalier
-rappelons que la M. et
le C. sont dans une situation de déni
-Lubin évoque la confusion du
C. et même son absence de bon sens (début scène 13 p.246) « son bon sens
s’en va » + énumération comportements à
confusion du C. (p.246) « tantôt il marche, tantôt il s’arrête ; il
regarde le ciel, comme s’il ne l’avait jamais vu : il dit un mot, il en
bredouille un autre »
-+ tôt à euphémisme de Lubin sur l’état confus/étrange du C.
(p.246) « le Chevalier qui est dans un état à faire compassion… »
avant de dire que son bon sens s’en est allé à atténue son réel état
-confirmation confusion du C.
didascalies (scène 15): (p.248) « prend de longs détours » +
(p.250) « intrigué »
b) Celle de la Marquise
-se remarque moins que celle
du C.
-la M. a des doutes à voir le C. ou pas ?
-elle demande son avis à
Lisette et implique la réponse souhaitée dans la question (p.247) « Ne me
conseilles tu pas de le voir ? Oui, n’est-ce pas ? » à l’aide
d’une interro-négation
-la M. veut le voir mais a
besoin que la réponse vienne de Lisette
-elle ne veut pas avouer son
désir directement à toujours confuse
-Lisette le remarque :
(p.247) « Oui, madame, du ton que vous me le demandez, je vous le
conseille » ß se plie à ses désirs (douce ironie)
II-
Car la
confusion n’empêche pas un dénouement clair et précis, elle disparaît vite
a) La confusion qui
s’estompe
-la M. chasse Lisette
clairement, (p.248) « sors » ß
verbe à l’impératif
-elle veut être seule avec le
C., le fait comprendre sans sous
entendus
-lorsqu’ils sont seuls, les
échanges sont rapides et courts = répliques d’1 phrase ou 2 ; Scène 15
p.248-249 ex : La M. « et ou
allez-vous donc ? » Le C : « ou j’allais quand vous m’avez
arrêté » …
-le C. lui annonce son départ
-la M. dit au C. qu’elle
n’épousera pas le Comte (p.249) « Tenez Chevalier, vous verrez qu’il y a
encore du malentendu dans cette querelle
là : ne précipitez rien, je ne veux point que vous partiez »
à éclaire le C. sur ses réels sentiments
la M. est sûre d’elle, la
confusion disparaît
b) La clarté des
sentiments des 2 personnages
-les échanges sont rapides et
courts car la M. et le C. se posent des
questions claires et répondent clairement
ex : (p.248-249) La
Marquise « Pourquoi donc me quittez-vous ? » Le Chevalier
« Pourquoi je vous quitte ? Eh ! Marquise, que vous importe de
me perdre, dès que vous épousez le comte »
-dans cet ex. jalousie nette
du C., on ne parle plus d’un simple « air piqué » (scène 7 de l’Acte
II) à la question est reprise par le Chevalier comme s’il
n’en croyait pas ses oreilles, interjection « Eh ! », et
« dès que » CC de cause à
àdéception
-la M. expose également ses
sentiments au C. de façon claire (p.249) « Je ne veux point que vous
partiez » à phrase déclarative et négative = défense claire et
nette
-les 2 persos s’avouent enfin
leur amour
(p.250) « Je rougis,
Chevalier, c’est vous répondre » à
la M. reste un peu dans la retenue (aveu
implicite par le corps) mais se fait comprendre
(p.250) « Mon amour pour
vous durera autant que ma vie » à
le C. fait une déclaration en bonne et due forme (+ hyperbole pour montrer la
force de son amour) + agit en conséq. didascalie « lui baisant la main »
-on retrouve cette certitude
à la scène 16, les perso. montrent leur bonheur, en faisait une sorte de bilan
de leur aventure au Comte (=le dernier perso. clé qui n’est pas encore apparu)
(p.251) le C. «Il est vrai,
monsieur le Comte, quand vous me disiez que j’aimais Madame, vous connaissiez
mieux mon cœur que moi » Le C. donne raison au Comte : « il est
vrai »
(p.251) la M. « Je ne
croyais pas l’amitié si dangereuse »
Conclusion :
Pour conclure, ces scènes s’effectuent dans la confusion et
la clarté car :
-la confusion apparaît dans
les répliques et comportements des perso. principaux : la Marquise et le
Chevalier
ET car
-ces scènes constituent le
dénouement àfin claire, précise + heureuse dans une comédie
ouverture= MES de Luc Bondy,
le choix de scénographie du metteur en scène illustrent cette notion
d’obscurité et de clarté du dénouement de Marivaux à éclairage/atmosphère sombre mais on identifie et
remarque de + en + d’éléments au fur et a mesure à on y vois progressivement* plus clair, tout comme les perso.
principaux.
vendredi 6 mars 2015
LA du dénouement : Sarah Akar
Bonjour à tous.
Ci-dessous l'analyse des scènes XIII à XVII de l'acte III faite par Sarah Akar :
Ci-dessous l'analyse des scènes XIII à XVII de l'acte III faite par Sarah Akar :
- Format audio (cliquez sur le lien pour entendre l'enregistrement de Sarah ; un nouvel onglet s'ouvre ; cliquez sur le bouton "play" et patientez qqs secondes)
- Sous forme de notes (cf. ci-dessous).
D'autres LA réalisées par d'autres élèves vont être publiées régulièrement sur le blog.
Introduction :
·
Marivaux,
est un auteur dramatique du XVIIIème siècle qui va renouveler la comédie
au théâtre et créer ce que l'on nomme le marivaudage = langage subtil et
léger dans des propos qui parlent d’amour.
·
La Seconde Surprise de L'amour : créée en 1728, une
comédie en trois actes => Marquise et un Chevalier tous
deux ayant perdu leurs époux. Ils vont se lier d'amitié et finir par se
marier.
·
Dénouement (commence
quand finit le nœud, au moment où le dernier obstacle disparait) :
scène XIII à XVII =>union des protagonistes.
·
En quoi ce
dénouement est-il typiquement une fin de comédie ?
·
I) Ce
dénouement est typiquement une fin de comédie car les nœuds de l’intrigue y
sont résolus. II) Ce
dénouement est typiquement une fin de comédie car tout est bien qui finit bien,
dans la légèreté.
I-
Résolution
des nœuds de l’intrigue
A) Des scènes qui découlent logiquement de la situation
-le stratagème toujours présent
des domestiques :
·
Lubin arrive et annonce qu’il a une nouvelle
pour Madame « Que veut-il demande lui ce qu’il a, Lisette » (sc XIII, page 246),
·
Lisette pousse la Marquise à voir le Chevalier
« Je vous le conseille » (sc
XIII, page 247), => Lisette qui avait une scène avant (scène 12)
proposer à la Marquise de ne point renvoyer le Chevalier + à nouveau elle lui
dit de le recevoir
-billet du Chevalier « il
m’a fait un billet pour vous » (sc
XIII, page 247)=> récupéré par Lubin + fait mine de ne pas connaître le
contenu = déclenche le dénouement : « Montre donc » (sc XIII, page 247)
-Le Chevalier qui pensait que
la Marquise allait épouser le Comte (situation
avant le dénouement) « Vous épousez le Comte » (sc XV page 249) => Désir de partir : champ lexical de
l’abandon « prendre congé » (sc
XV page 248), « j’allais » (sc
XV page 248), « vous quitter » (sc XV page 248), « vous partiez » (sc XV page 249)
B)
Le lecteur est fixé sur le sort des personnages
Le dénouement arrive tardivement,
alors que la pièce pouvait se terminer à plusieurs reprises. Les
protagonistes ont dû faire face à plusieurs obstacles.
-Le chevalier qui devait partir
« je ne veux point que vous partiez » (sc XV page 249) : étant donné que Marquise aime Chevalier,
elle veut qu’il reste.
-« ce n’est qu’un seul mot
qui m’arrête » (sc XV page 249)
=> volonté du chevalier de rester auprès de la Marquise
-Lecture du billet par la
Marquisesc XV page 250 => prouve
les sentiments du Chevalier
-Le Chevalier et la Marquise
amorce le fait qu’ils vont s’unir sans pour autant le dire clairement :
·
« voulez vous que je devienne ? »
(scène XV page 250) => question montrant
qu’il est prêt à être avec elle
·
La déclaration du Chevalier « Mon amour
pour vous durera autant que ma vie » (scène
XV page 250) HYPERBOLE=>amour fort, annonce d’amour du Chevalier à la
Marquise avisant «future relation »
·
Marquise acquiesce « Je ne vous le pardonne
qu’à cette condition-là » (scène XV page 251)
- le Comte ne va plus épouser
la Marquise.
C)
Un dénouement à la fin de la pièce qui se précipite
Un dénouement qui se précipite
au milieu de la scène XV, les scènes VXI et XVII sont très courtes.
-Lubin joue un rôle important
car c’est lui qui précipite l’action à la scène XIII :
·
Par son discours pathétique qui touche la
Marquise
·
Il joue le rôle du messager extérieur (appuyé par Lisette) : le
billet => « j’ai eu/ il a couru », « rends-moi/ je l’ai
rendu », « va le porter/repris », « rapporte le papier/ je
l’ai rapporté » (exemples scène XIII, page 247) => sorte de vas et
viens.
-Le scène XIV est très courte
ne comportant qu’une réplique de la Marquise, montrant à nouveau la
précipitation
-Vers la fin de la scène
XV : déclaration entre le Chevalier et la Marquise se fait se façon très
brève=> le dénouement se précipite
-Scènes XVI et XVII sont très
courtes, XVII => fin de la pièce.
II-
Dénouement de comédie car léger, comique, tout est bien qui finit bien. Même le
pathétique fait partie du comique
A)
Une fin heureuse
-l’intrigue est résolue :
l’amour entre Chevalier et Marquise/
Lisette + Lubin
-le mariage entre le Chevalier
et la Marquise « le comte s’en va, le notaire reste, et vous vous
marier » (sc dernière page 252)
-volonté de Lubin et Lisette
réalisé « votre contrat fasse la
fondation du nôtre » (sc dernière, page 252)
-dernière exclamation de Lubin
très méliorative « allons, de la joie ! »(Page 252) =>L’emballement des protagonistes.
B)
Les éléments comiques
Le comique repose surtout dans
la situation.
-L’action de Lisette et Lubin (exagération
de Lubin quant à l’état du Chevalier) => stratagème comique (scène XIII)
-Lubin qui veut apitoyer la
Marquise pour que son stratagème réussisse, créant ainsi un effet comique:
·
Lubin parle de l’état du chevalier en exagérant (parodie
de discours pathétique à comique) :
=> Dès la première réplique
de la scène XIII « état à faire compassion » (page 246) => Lubin fait part à la Marquise de l’état de pitié
du Chevalier =>apitoyée
=> Interjection de Lubin
« Hélas ! » (Sc XIII page
246)=> exagéré (comique)
=> Description de Lubin
montre le tourment du chevalier : « tantôt il marche » (Sc XIII page 246), « il regarde
le ciel comme s’il ne l’avait jamais vu» (Sc XIII page 246), « il dit un mot, il en bredouille un
autre » (Sc XIII page 246)
=> déplacements + faits et gestes du
Chevalier rapportés par Lubin dans l’intention d’affectée madame rend la scène
comique
- le mot « arrêté » (scène XV page 248) comique : il contraste avec la didascalie
« prend de long détours » (scène
XV page 248), il n’est pas fâché d’être arrêté
-le retournement de situation
avec le Comte est comique. Il est venu, accompagné d’un notaire pour épouser la
Marquise, mais ce n’est pas ce qui se passe :
·
Comte a poussé indirectement auparavant le
Chevalier quant à son amour pour la Marquise « Quand vous me disiez que
j’aimais Madame, vous connaissiez mon cœur mieux que moi » (scène XVI page 251) => Comique =>se
retrouve pris au piège
·
Réplique de la Marquise comique « je ne
croyais pas l’amitié si dangereuse » (sc
XVI page 251) qui confirme indirectement que le mariage avec le Comte ne se
fera pas.
Conclusion :
C’est un dénouement de fin de
comédie car :
·
Il est nécessaire, complet et rapide
·
Car il est comique (situation) mais original par
sa tonalité pathétique
Ouverture : on peut
rapprocher ce dénouement d’une autre œuvre de Marivaux Les Fausses
Confidences, à la scène 13 de l’acte II où la lettre qu’écrit Dorante à son
rival joue un rôle important car c’est grâce à cette lettre que Araminte
amoureuse de Dorante, va le rendre jaloux et lui faire avouer ses
sentiments. L’objet (ici le billet qui
déclenche le dénouement) a un rôle important.
Inscription à :
Articles (Atom)














