Affichage des articles dont le libellé est Seconde Surprise - Critique de la MES de L. Bondy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Seconde Surprise - Critique de la MES de L. Bondy. Afficher tous les articles

lundi 23 mars 2015

Une « Surprise » de modernité

(Critique de Gayané qui n'arrive pas à publier sur le blog)

Un plateau presque vide composé d’une seule estrade avec deux petites maisons sur celle-ci et un chemin en gravier blanc voici comment démarre cette pièce intemporelle interprétée par Luc Bondy. Il nous offre à travers ce décor moderne une toute nouvelle vue de ce texte vieux de 300 ans mais qui n’a pas pris une ride. C’est l’histoire, bien connue,  d’une marquise endeuillée et d’un chevalier abattu par un chagrin d’amour qui découvre l’évidence des sentiments qu’ils partagent l’un envers l’autre.

Luc Bondy a donné une nouvelle vision des personnages qu’on pensait inchangeable. Lisette (jouée par Audrey Bonnet) est, dans la pièce, une jolie rousse avec une coupe au carré et une robe courte blanche avec des talons aiguilles que l’on entend dés le début de la pièce. Elle contraste avec la Marquise (interprétée par Clothilde Hesme) qui est habillée d’une longue robe noire, les cheveux en bataille  qui marquent son désespoir et sa tristesse. La différence que l’on peut souligner par rapport à la mise en scène de Marivaux est que la relation entre ces deux personnages est beaucoup moins mise en valeur dans la mise en scène de Luc Bondy. C’est un choix qui laisse plus de place au couple marquise-chevalier.  Micha Lescot donne vie au Chevalier avec beaucoup de grâce et de légèreté. A travers des déplacements et des mimiques gênées on perçoit que le chevalier est mal à l’aise face à la marquise, ils ne se regardent presque jamais dans les yeux, parlent par des intermédiaires (souvent leurs serviteurs). Ont-ils peur de retomber amoureux après les tragédies vécues ?

Bondy marque aussi une différence quand à l’âge des comédiens, seuls Hortensius et le Comte sont âgés. Cela insiste sur le fait de distinguer deux groupes de personnes, ceux qui réussiront à vivre leurs amours (les jeunes) et ceux qui malgré l’envie n’y parviendront pas (les plus âgés). Ils actualisent aussi la pièce avec un langage plus contemporain : le terme « butor » employé par Lisette est remplacé par « andouille » par exemple.

Les lumières jouent un rôle très important dans cette mise en scène, un cadre lumineux faisant le tour tel une arche du plateau change de couleur au fur et à mesure que la pièce avance. C’est un décor évolutif, plus on s’approche du dénouement, plus les lumières diminuent, plus les maisons se rapprochent,  jusqu’au noir final.

Cette fin au ton tragique différente de celle a laquelle on s’attend ajoute du moderne à la mise en scène. En effet, les protagonistes sont agenouillés, à terre, triste alors qu’ils viennent de décider de se marier. C’est un paradoxe choisi par Luc Bondy qui à travers le langage et la mise en scène arbore une toute nouvelle vision de cette pièce datant de plusieurs siècles, qui est pleine de génie et de modernité.

mardi 17 mars 2015

"Le classique par le moderne de Luc Bondy"

(Critique d'Aissata qui n'arrive pas à poster sur le blog)

Près de trois siècle apres , luc bondy nous fait redécouvrire la comédie La seconde surprise de l'amour par Marivaux en nous exposant une mise en scène qui traduit cette comédie classique par la modernité. Une marquise veuve qui n a pas encore fait son doeuil rencontre un chevalier qui vient de vivre une deception amoureuse. Ils vont ensuite, à partir de ce point commun, construire un amour qu'ils vont abriter sous le nom d'amitié jusqu'au moment où celui-ci va éclater au grand jour. Luc bondy fait revivre cette pièce sous un aspect contemporrain, moderne . Pour cela il va user de l'apparence de ses comédiens. On constate par exemple que la Marquise porte une longue robe noire non bouffante avec par dessus une veste noire tout est noire pour faire apparaitre son desespoir, son desaroi sa douleur cependant la coupe de sa robe est à la mode de l'époque de la mise en scène c'est à dire un décolté en “v” . Lisette, la servante de la marquise, n'a pas du tout l'apparence d'une servante, elle a d'ailleurs une meilleure mine et parrait plus noble que sa maitraisse, elle est vétue d'une robe courte et blanche qui est symbole de son dévouement et de son innocence sur un léger collant noir accompagné de chaussures à talons aiguilles vernies noires, et coiffée d'un brushing carré avec une petite frange type Kate Moss, donc une coiffure ainsi qu'une tenue très en vogue chez les femmes dans les années 2007 - 2008. Le chevalier lui n'a pas l'air d'un chevalier il m'a parru etre plus jeune que la marquise vetu d'une chemise blanche braillée sous un pantalon droit et jaune accompagné d'une veste noire , la tenue que porterait n'importe quel homme de 20 à trentes ans de nos jours. Lubin, le valet du chevalier, lui, porte un ensemble de domestique contrairement à Lisette, cette tenue peut également couplée sa bicyclette faire penser à celle d'un facteur ce qui ne serrait pas impossible sachant que son apparission est systèmatiquement porteuse de message. Monsieur le compte je trouve à été le mieux représenté du point de vu de l'apparence dans cette pièce. En effet en lisant la pièce je me l'imaginait assez vieux , on voit bien que c'est un monsieur qui doit avoir dans les 55 ans ainsi il est vetu d'un complet de couleurs clair avec des chaussures noire une tenue que porterrait n'impore quel homme riche du meme age. Leurs tenues, ainsi que leur coiffures soulignent particulierement le coup de neuf rendu à cette pièce. Le metteur en scène va également traduire le classique par le moderne à travers le language que va utiliser les comédiens. On remarque en effet l'emploi d'interjections, d'exclamations , de mots qui rendent les répliques beaucoup plus contemporraines qui n'existaient pas à l'époque ou la pièce fut écrite mais, que nous, hommes du 21 eme sciècle, utiliserions sans hesiter par exemple “waou” ou encore, à cette époque vous n' entendrez jamais quelqu'un traiter untel “ d' andouille” encore moins dans les écrits . De ces deux faits, en dehor des roles que les comédiens occupent : chevalier compte valet … il aurrait tres bien pu s'agir, si l'on se base sur cette mise en scène , d'une comédie de nos jours. Cependant le décor est et reste très symbolique il ne fait qu'illustrer la situation : douleur de l'échec amoureux cette peine qu'éprouve les deux protagonistes. On peu donc observer sous nos yeux un parquet noire une estrade floue sur laquelle se trouve deux tente en mousseline toujours noire qui font guise d'appartements pour la marquise et le chevalier. Cepandant on remarque tres facilement qu'il sort de ce décor très sombre une forte lumière blanche qui d'après moi représente très bien cet espoir illusoire dans l'obscurité de l'insertitude et la douleur des blessures du passé . Enfin on remarquera sur l'avant de la scène une trainée d'éléments blanc formant une vague cette limite ne fut traversée à aucun moment de la seine sauf par lubin quand il va déclarer son amour à lisette ( en bicyclette ) ainsi qu'a la fin quand l'union de la marquise et du chevalier devient alors explicite. Cette trainée de blanc sybolise d'après moi tout simplement l'amour , elle est alors une vague pour démontrer ces variations mais comme on le voit dans cette mise en scène , une fois de l'aure coté, on y reste. En ce qui conserne la fin je la trouve plutot triste pour celle d'une comédie ,je dirais meme catastrophique elle ne reflete pas du tout le “tout est bien qui finit bien” propre à la fin d'une comédie. S'il n'en tennait qu' a moi j'aurrai fait de cette fin une scène d'artifice avec pleins de lumières, de danses et de paillettes pour finalement montrer que toutes ls démarches mises en oeuvre dans l'intrigue de la pièce en valaient bien la peine.

jeudi 12 mars 2015

Critique de Marivaux la seconde surprise de l'amour




Luc Bondy nous enchante assez peu avec la reprise du grand classique de Marivaux, « la seconde surprise de l’amour ». L’intrigue situé au niveau des deux personnages principaux qui viennent eux deux de perdre leur conjoint, utilise leur points communs pour se rapprocher l’uns et l’autre. Dans un premier temps la lecture se fait asse calmement notamment grâce aux attitudes du personnage.

Tout d’abord on constate que la scène est assez vide, elle ne contient qu’une simple petite balustrade et deux petites maisons. L’actrice prenant le rôle de la marquise Clotilde Hesme joue très bien son rôle, le rôle d’une veuve qui vient tout juste de perdre son mari. En effet elle porte une robe noire,  elle est mal coiffé et parle désespérément. C’est donc pour cela qu’elle fut nominée meilleur comédiennes. En revanche quand il s’agissait de transmettre de la joie ou de l’amour on peut constater un lourd échec. Pour accentuer ce désespoir on constate une lumière assez sombre pour dramatiser les choses avec quelque fois de petites éclaires de lumières blanche.   On ressent ce désespoir même dans la scène de dénouement la ou normalement tout est censé rentrer dans l’ordre. Le personnage le plus proche de la marquise est le chevalier qui est censé être dans la même situation. Cependant le chevalier semble plus gay avec notamment son pantalon jaune qui rend son rôle avec la marquise totalement ridicule.

Les deux autres personnages qui sont Lubin et Lisette sont représenté d’une manière extrêmement vivent. Lisette est elle représenté comme une jeune femme très mouvementé qui essai en permanence de remonter le moral sa maitresse. Lubin lui est représenter comme un homme du peuple souvent avec son vélo, il représente ensemble  un couple parfait, car a eux deux ils ont un caractère quasiment commun.

Bondy nous laisse donc sans voix dans sa mise en scène de Marivaux. Cette comédie qui est censé être comique prend plus tôt un air tragique tout au long de la pièce.

mardi 10 mars 2015

Un classique revisité

La Seconde Surprise de l'amour est une pièce de Marivaux créée en 1727, près de 300 ans avant sa représentation de Luc Bondy. Nous verrons que Bondy adapte cette pièce à l’époque dans laquelle nous vivons.
Cette pièce raconte l’histoire de la Marquise, veuve qui perd son mari d’un mois, et du Chevalier, qui est séparé de sa bien-aimée. Ceux-ci finiront par se mariés grâce, entre autres, à l’aide de leurs serviteurs, Lisette et Lubin.
La pièce commence avec la Marquise en deuil et Lisette qui essaye de lui remonter le moral. La Marquise est vêtue d’une robe noire tandis que Lisette porte une robe blanche courte et des collants noirs. Ces costumes, ainsi que les coiffures des personnages, sont des preuves que Bondy souhaite rendre la pièce contemporaine. Mais ceux-ci ne marquent pas vraiment la différence de classe sociale entre la Marquise et Lisette. Les autres personnages profitent aussi de costumes qui traduisent leur personnalité, comme par exemple le Comte qui sert de ‘’méchant’’ dans l’histoire et qui porte un costume en trois pièces qui s’oppose à la tenue de Lisette qui montre sa légèreté.

Le renouveau de cette pièce ne se limite pas qu’aux costumes. En effet, Bondy se permet aussi de modifier certaines répliques comme lorsque Lisette traite Lubin ‘’d’andouille’’ au lieu de ‘’butor’’ ou encore lorsqu’elle propose à la Marquise de lui apporter son miroir au lieu de sa ‘’toilette’’. Ces modernisations du langage le rendent contemporain et permettent de briser le ‘’frontières’’ qui séparent les spectateurs des personnages sur scène.

Luc Bondy utilise aussi la scène elle-même de manières intéressantes. La structure en néon est utilisé pour marquer le début et la fin de chaque scène tandis que le chemin de ‘’cailloux blancs’’ représente le parcours complexe que suit la relation entre la Marquise et le Chevalier. Nous remarquons aussi que les deux tentes, qui symbolisent les domiciles de la Marquise et du Chevalier, se rapprochent au fur et à mesure pour montrer la progression de l’amour de ces deux personnages. Bondy se sert donc du décor pour visualiser différents éléments de l’intrigue

Enfin, Bondy se sert de différentes musiques à plusieurs moments clés de l’histoire tels que sur le départ en vélo de Lubin, la fin de l’Acte II ou encore sur un monologue de la Marquise lors de l’Acte III.

Pour conclure, nous pouvons dire que Bondy se sert des nombreuses ressources à sa disposition afin de rendre cette pièce contemporaine et de la rendre intéressante à un public du 21e siècle.

dimanche 8 mars 2015

Fêtons le renouveau de la Seconde Surprise de L'amour!

Critique de Ceddo, qui n'arrive pas à poster sur le blog (problèmes techniques)



           Ecrit par Marivaux et mis en scène par Luc Bondy, La Seconde surprise de l’amour nous fait découvrir une Marquise qui se retrouve veuve un moi après sont mariage.. Courtisée par le Comte et refusée par le Chevalier, la Marquise va tenter de séduire ce-dernier dont le refus a blessé son amour-propre. Mais dans ce jeu dangereux, elle va succomber au charme du gentilhomme. Parallèlement, les valets poursuivent leur propre intrigue: Monsieur Hortensius, le pédant de la Marquise, courtise Lisette qui, elle, s'éprend de Lubin.
 Au lever de rideau, on découvre un décor sombre composé d’un parquet noir et d’une estrade floue sur laquelle deux maisonnette toutes aussi sombre sont posée. Le fond gris est associé aux cieux. On a la un ciel ouvert à l’infini sur un chemin concis  de petits cailloux blanc. Plus tard dans les pièces le chemin sera difforme, les petits cailloux seront éparpillé victime du mouvement accéléré, vif des personnages. Cette transformation est a associée a la métonymie du monde extérieur et à la complexité des réseaux amoureux. Le chemin blanc serpente sur le devant de la scène. Ils représentent les aléas de la vie avec les hauts et les bas.  On remarque que les comédiens se couchent dessus quand ils sont exténués par leur situation, perdue. Ce chemins nous livre un message : les relations amoureuse sont complexe mais a la fin de la route le bonheur nous attend (chaque couple se « trouvent » a la fin de la pièce). Malgré les valses, les hésitations, les dissimulations ils vaincront avec un amour partagé.  La modernité de cette pièce est clairement marquée par le cadre lumineux installé au centre de la pièce.  Ce cadre fait l’effet d’un tableau mouvant en mouvement. Il permet de dépouiller la scène en nourrissant l’espace d’un vide. Ce cadre devient le faire valoir des acteurs car avec la lumières qu’il émet les corps des acteurs se dessine devant nous. Ce cadre réduit notre champs de vision et nous force à regarder dans. 
En effet les traits psychologiques des personnages sont mieux dissimulable. Le décor sombre rejoint les costumes des comédiens. On s’est qu’on est en deuil, la Marquise porte une longue robe noire pour une grande tristesse.  Le jeu des acteurs est paradoxal. On n’a de la vivacité chez l’un et du pessimisme chez l’autre. Lisette est rajeunis avec une coupe a la carré. Lubin, homme du peuple donne de la tonalite a la pièce avec un langage ponctuer et familier par-dessus. On comprend très vite que chaque personnage est encre dans les temps contemporain. Le chevalier n’a pas d’épée mais il se pavane habillé en dandy tandis que Lisette la servante de madame, sautille en talons haut et en petite robe blanche. Le jeu de la Marquise est trop constant. Celui de la femme en deuil éploré et triste a l’air un peu sur joué. La comédienne peut nous paraître plate. Lubin qui se promenant sur la scène avec son vélo accentue la modernité du travail de Luc Bondy. Le Chevalier est bien plus pathétique que charmant cela permet au spectateur d’avoir le point de vue du metteur en scène sur la pièce. Les deux amoureux que sont la Marquise et le Chevalier s’éloignent comme il se rapproche l’un de l’autre. Le rythme de leur complexe relations en dépend. On a un effet impulsion répulsion qui se crée entre les deux acteurs. Le rajeunissement de la pièce est aussi mis à bien grâce aux jeux des acteurs. IIs vont de partout comme si ils étaient tous étonner d’être la. Les répliques sont modernes car elles sont issues du langage de chacun : on retrouve l’accent parisien, les répliques sont moins soutenue et plus familières

Il y a une scène qui ma particulièrement plus. Dans la scène 2 de l’acte 2 Lubin expriment toute la versatilité des personnages en quelque seconde. Lubin perdu ne sait plus qui aimer. La figure de Marathon veux se délogeait tandis que celle de Lisette veux se logeait. Ainsi noyé dans la complexité de la tache Lubin dessine un cœur au sol. Il illustre son problème pour mieux le régler, un cœur, deux cotés .Après se passage le choix de Lubin est fait.

                      Ceddo Niang


jeudi 26 février 2015

Et si Marivaux avait vécu au XXIe siècle?


Un plateau sombre, des décors sobres et un long chemin de gravier blanc. Telle est la première image perçue par le spectateur lors de la représentation de La Seconde Surprise de l'amour, la célèbre pièce de Marivaux mise en scène par Luc Bondy. Nous connaissons tous l'histoire de cette Marquise endeuillée et de ce Chevalier détruit par un chagrin d'amour qui finissent par ouvrir les yeux devant l'évidence de leur amour. Bondy nous offre ici une vision moderne de cette oeuvre immortelle.

La comédienne Audrey Bonnet, interprétant le rôle de Lisette, a su nous transporté dans l'univers de Marivaux avec une fougue et un jeu passionné dont on ne se lasse pas, malgré une différence marquée avec le personnage créé par Marivaux. Dès la première scène, le plateau résonne sous ses talons aiguilles la jeune femme reste grave et sérieuse. S'ensuit l'apparition de Clotilde Hesme, qui donne vie à la Marquise comme on ne l'a jamais vu. Sa longue robe noire et ses cheveux en bataille marquent son désespoir et sa tristesse et contrastent avec la petite robe blanche et le carré roux de Lisette. La relation entre ces deux est sans doute moins mise en valeur que dans l'oeuvre originale mais laisse de la place au couple principal.

Les quelques scènes où la Marquise se retrouve seule avec le Chevalier (joué ici par Micha Lescot) restent sans grandes surprises (que ce soit la première ou la seconde). On peut d'ailleurs noter que ces deux-là ne se regardent quasiment jamais dans les yeux tout au long de la représentation, et on se demande pourquoi. Pour fuir l'évidence? Pour éviter de tomber amoureux encore une fois et souffrir à nouveau? Ou simplement pour souligner le fait que leurs anciens amours étaient si puissants qu'elles les ont aveuglés au point que le Chevalier ne regarde plus d'autres femmes et que la Marquise ne pense plus qu'à son défunt époux. Jusqu'à la dernière seconde de jeu, lors du dénouement, les deux acteurs sont à terre épuisés par la tempête d'émotion qu'ils viennent de vivre et regarde au lointain, un peu déboussolés.

Un élément que chacun remarque dès le début est que tous les acteurs sont relativement jeunes, hormis les interprètes du Comte et d'Hortensius. Un choix judicieux de Bondy car ce sont ces deux personnages qui s'opposent à l'amour naissant de cette pièce, entre la Marquise et le Chevalier mais aussi entre Lisette et Lubin. A la fin, ces deux hommes sont exclus du plateau et de la pièce et ils ne restent que les deux couples.

Le décor est aussi bien utilisé. Le grand plateau donne une dimension aérienne à la pièce, le cadre de lumière définit les limites de la scène permet un éclairage léger à l'action. Les deux petites cabines représentant les deux parties, la Marquise et le Chevalier, sont mobiles et se rapprochent au fur et à mesure du spectacle, symbolisant la relation entre ces deux personnages.

Cette mise en scène nous montre une nouvelle facette de La Seconde Surprise de l'amour que personne n'imaginerait à la lecture de l'oeuvre. Cette comédie un peu plate à première vue est mise en valeur à la fois par le jeu sans comparaison des comédiens, le décor unique et ces quelques modifications qui bouleversent le côté classique de la pièce et qui arrive à nous faire croire que Marivaux vécut parmi nous, au XXIe siècle et que les mœurs avec lesquelles nous vivons l'ont inspiré pour sa création.

une surprise de l'amour moderne


La marquise est dans un grand chagrin. Elle a l'air d'avoir une douleur interminable qu'elle partage avec le Chevalier; ils ont tout deux perdu leur bien aimé.

 La robe que porte la Marquise est a l'image de sa peine, elle est vêtue en noir. La scène est un peu sombre, elle est composée d'une estrade floue sur laquelle deux petites maisons sont fixées, il s'agit de celle de la Marquise et celle du Chevalier; le tout est entouré d'un cadre lumineux et d'un chemin blanc en spirale. Lisette, la servante de la Marquise veut à tout prix sauver sa maitresse de sa tristesse. Elle est habillée d'une robe blanche, un bas noir et des talons aiguilles.

Cette mise en scène de Luc Bondy parvient à mettre à jour la modernité du texte de Marivaux. L'humour apparait des les premières minutes grâce aux décors, aux costumes et le jeu léger des comédiens. Le Chevalier semble agaçant et distrait.

Cette scène nous met face à une intrigue complexe: la Marquise et le Chevalier s'aiment, ils refusent de s'avouer clairement leurs sentiments, les deux valets font tout pour que leurs maitres soient ensemble car pour que leur relation soit tranquille il faut que celle des deux maitres ait lieu.

Pour moi cette mise en scène est bien réussie car je pense que Luc Bondy y a bien représenté le texte de Marivaux. Ensuite les comédiens sur scène jouent bien leur rôle, on sent bien la modernité du texte même si ils jouent une pièce qui date de plus de deux siècles.

mercredi 25 février 2015

Une dernière surprise amoureuse

La Seconde Surprise de l'Amour est une pièce de Marivaux en trois actes, représentée, pour la première fois en 1727. Elle met en situation une veuve inconsolable (La Marquise) et un amoureux trahi (Le Chevalier) qui se confient et finissent amoureux. Leur relation est renforcée par celle des valets (Lubin et Lisette) et outragée par un barbon (Le Comte). Luc Bondy réalise en 2008 une mise en scène de cette pièce avec la volonté de la moderniser.

Jeu des comédiens : En général, les comédiens bougent beaucoup. Quelques fois, les comédiens font des gestes relevant presque à des gestes à connotation sexuelle, ce paramètre est tout sauf moderne, vu que la comédie obscène date de l'antiquité. Cependant le fait que La Marquise se regarde dans le miroir au début de la pièce fait penser à de la modernité : le maquillage.

Scénographie: Pour ce qui est de l'éclairage, il y a des jeux de lumière avec des multitudes de couleurs à chaque début d'Acte, cela nous fait penser aux discothèques, ou même à la fête, qui n'existe pas de cette manière au 18e siècle.

Pour les costumes, les femmes sont habillées de manière moderne, avec des collants.

Enfin, Lubin se promène avec un vélo, ce qui relève entièrement de la modernité; Le Comte donne sa carte de visite au Chevalier, ce qui n'existe pas au 18e siècle.

Luc Bondy représente donc La Seconde Surprise de l'Amour, comme sa dernière représentation en la revisitant et en la renouvelant.

La Grande Surprise du Spectateur

La Grande Surprise du Spectateur, Luc Bondy 2008
Dans La Seconde Surprise de l’amour, pièce de Marivaux en trois actes et en prose représentée pour la première fois en 1727, deux personnages rempli de d’orgueil refuse de s’avouer clairement leurs sentiments amoureux. Luc Bondy met au monde un joyaux en 2008 en renouvelant cet pièce.
Une Surprise! Pour le spectateur tout comme pour Marivaux...
Mis en scène par Luc Bondy en 2008, La Seconde Surprise de l’amour a connu une renaissance, son “nouveau” Géniteur: Luc Bondy.
Décors , comédiens, costumes où encore langage, Bondy nous présente un spectacle absolument moderne.
La subtilité et le raffinement de la langue de Marivaux est remplacé par une langue actuelle avec des onomatopées courantes et un ton très parisiens, le discours entre La Marquise et Le Chevalier où encore entre Lisette et Lubin se charge de modernité par le jeu de Clotilde Hesme, Micha Lescot, Audrey Bonnet et Roch Leibovici, leur langue est vive et donne du “peps” aux dialogues ce qui nous permet, de se plonger immédiatement dans leurs situation car, les comédiens utilisent un langage familier propre a nous, hommes du XXI ème siècle, par exemple, lorsque “butor” est remplacé par “andouille”.
Ils créent une atmosphère contemporaine grâce a leurs gestes corporel, en effet leur manière de se déplacer, leur gestuelles en générale est loin d’être passer de mode,les comédiens rendent les protagonistes de Marivaux complètement décalés,seule Pascal Bongard, comédien qui joue Hortensius(pédant) reste à l’image du siècle de Marivaux, par son ton soutenue et recherché, cependant, les bouquins qu’il apporte à La Marquise,poussiéreux et ficelés à l’ancienne, nous confirme encore une fois que Bondy a voulu coûte que coûte rendre la pièce moderne en introduisant des objets qui semblent datés du moyen-âge.
Les décors et les lumières de Karl-Ersnt-Herrman pour la mise en scène de la pièce, prévoit, même sans avoir vu la totalité de la pièce une représentation contemporaine. Ce décor abstrait, géométrique, est a l’image de la “mode” de nôtre siècle et peu même devenir dans une certaine mesure futuriste, en effet l’éclairage sombre compléter de néon blanc brillant, crée une atmosphère peu chaleureuse, à l’image de la relation entre La Marquise et Le Chevalier au début de la Pièce mais contemporaine a en surprendre le spectateur, a première vu on se croirait dans une boîte de nuit de 2015.
A travers ce décor, Bondy nous montres les différentes étapes de l’intrigue, par exemple le chemin en gravier délimités sur la scène s’efface en même temps que l’intrigue se résolve, les deux cabines, représentant le refuge de La Marquise et celui du Chevalier, se rapprochent où s’éloignent selon les sentiments des deux amoureux,ainsi lors de la scène d’exposition les cabines sont très éloignés tandis que lors du dénouement celle-ci sont très proches.
Cette modernité est accentués par les costumes, surtout ceux de La Marquise et Lisette. La tenue du comte et du Chevalier nous rappelles plutôt la mode du XX ème siècle(costume,canotier,tenue de Dandy). Leurs costumes sont modernes car ne date pas de mathusalem, mais ne sont pas complètement ancrés dans nôtre XXI ème siècle. Contrairement a La Marquise et Lisette, qui elles, sont habillés de manière très actuelle( collants,robe courte, haut talons,coiffure à la garçonne…), de plus le vanity-case totalement décalé que Lisette apporte a La Marquise pour “la toilette” déstabilise le spectateur, celui-ci ne s’attendait pas a voir un objet aussi moderne apparaître dans une pièce a la base très classique pour nôtre époque.
Cette lecture de Bondy est rempli de surprise, c’est une mise en scène presque “insolite”,car s’ajoute a ces costumes très moderne, le fait que les valets, notamment Lisette soit plus élégants que leurs maîtres, les personnalités sont inversés ceux qui crée une fusion entre eux, le spectateur, ne distingue plus le valet et son maître, il voit tout simplement une femme et sa soeur entrain de discuter de leurs histoires de coeur.
Toutes cette modernité crée une certaine complicité entre les comédiens et les spectateurs car Luc Bondy grâce a sa mise en scène nous a permis de s’identifier a ces comédiens qui semblent fortement appartenir a nôtre temps, même s’ils interprètent une pièce qui date exactement de deux-cent-quatre-vingt-huits ans.

Les ondes-sec(hes) de la surprise de l'amour


     Collants noirs portés avec des talons aiguille, cheveux courts rougeâtres finement placés sur le côté, timbre de voix fort, rappelant l’expression parisienne du troisième millénaire. Lisette, suivante de La Marquise, aristocrate malheureuse, pleurant la perte de son défunt mari, est une femme épanouie. Elle le parait bien plus que sa maitresse, moins rusée, angoissée face à un destin qu’elle n’arrive à maitriser. Le portique de néons fixé devant l’estrade bloquée sur le plateau, détermine les limites de la scène. Les frontières y sont claires. Et les personnages qui ont le malheur de les franchir, de rentrer dans cet espace, dont le territoire est déjà marqué par les protagonistes, se voient progressivement rejetés. Lubin et Lisette, stratèges fourbes, font de la sorte avec le savant pédant Hortensius, sous le bruit assourdissant de basse contemporaine, au tournant de l’Acte dernier. Au contraire de la musique orchestrale permettant la transition inter-acte précédente.

     La Marquise est submergée par les sentiments et ne sait plus quoi faire. Elle ne sait comment réagir et agir face à une situation qui lui échappe. A sa rencontre avec le Chevalier, les « Ah ! » se transforment en revanche en « wow ! », et le pantalon couleur moutarde qu’il affiche expose son caractère vif et incisif. Sous ses charmes amicaux, la Marquise passe d’un état second à un état d’extase en un changement de scène. Les larmes sur ses joues sont emportées, en un clignement d’œil, par le vent qui souffle sur son visage alors qu'elle célèbre la vie. Un vent bien plus fort, mêlé avec l’orage, aux abords de l’Acte II, annonce l’imminence de l’itinéraire tumultueux de l’intrigue. Sur l’estrade du second plan se dresse deux maisonnettes voilées, visiblement en deuil, en quête de solitude, dans un cadre sombre. Mais ces dernières ne parviennent pas à atteindre leur objectif puisqu’elles se rapprochent avec le temps. Elles le font beaucoup plus symétriquement que ce n’est le cas pour La Marquise et le Chevalier. Des personnages qui « ne savent le nom qu’ils donnent aux choses », changeant d’avis et de comportement aussi souvent que le chemin en craie curviligne de la scène s’efface. Comme l’explique Luc Bondy, cette « amouritié» à laquelle font face les deux protagonistes, les entraine à vivre, ensemble, toutes les phases d’un couple, sans même en être un.


     Les larmes qui coulent à l’aube, devant le cadre scénique bleu, sèchent, la lumière crépusculaire venue. Plus de pleur ni d’amour. L’amitié avec des sentiments n’a su se concrétiser. Le mariage est, semble-t-il, la rupture. Une rupture sensée être celle avec le sexagénaire, arborant un chapeau melon du début du XXème siècle. Mais ce Comte surpris de l’amour momentané de La Marquise, n’est pas le seul ayant assisté à un rebondissement des plus inimaginables. Luc Bondy, pour qui Marivaux est « l’auteur le plus inattendu de son temps », a fait, en 2008, bondir plus d’un spectateur à travers sa mise en scène. Et par cette représentation, inopinément singulière, digne des plus retentissantes, l'instigateur du marivaudage lui-même également, sans doute.